Et si le vin allait changer le goût du whisky ?

Grâce à des méthodes utilisées dans le monde viticole, la palette aromatique de l’eau-de-vie maltée évolue tout en battant en brèche la prééminence de la maturation en fût de vin. Explications.

De l’importance du bois

Gaetan Mariolle, le maître assembleur des whiskies ultra-premium Alfred Giraud, reconnaît sans conteste l’importance du bois, même s’il juge que les Écossais surestiment son rôle dans le goût final. «La qualité fait la différence, si nous ne sélectionnions pas un par un de très vieux fûts de cognac, nos whiskies ne seraient pas les mêmes», souligne-t-il. Gabriel Tissandier, fondateur du Whisky Lodge à Lyon, ne dit pas autre chose. Prenant pour exemple des Mortlach et des Linkwood, produits pendant la période compliquée de la Seconde Guerre mondiale, qu’il a eu la chance de déguster, ce pionnier du whisky en France constate que «ces whiskies possédaient une mâche énorme due à leur vieillissement en fûts de Xérès Oloroso. Ces barriques inondaient alors le marché. Mais aujourd’hui, les meilleures sont si rares et si chères qu’elles sont réservées au vieillissement des whiskies d’exception.»

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